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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 02:45

Le mardi 15 mars, on est réveillés assez tôt, camping oblige. Dennis va se promener pour essayer de voir des oiseaux. On en entend plein qui chantent. Moi, je reste dans la tente pour lire un peu. Puis je m'habille, je recouds mon pantalon mordu la veille par la chienne du propriétaire (et perdu depuis, le pantalon, pas la chienne), je me vernis les ongles des pieds en prévision de la plage le week-end suivant (enfin c'est ce que je crois à ce moment-là...). Dennis revient de sa promenade. Il n'a pas vu grand-chose : les oiseaux se cachent pour chanter, à Mindo !

 

Je vais au village toute seule pour petit-déjeuner, pendant que Dennis se prépare : il a petit-déjeuné en revenant de sa promenade.

 

Il me rejoint au village et on va voir des papillons, des colibris et des orchidées. Il y en a plein dans la région, mais c'est difficile de les voir seuls, donc plusieurs habitants du village ont aménagé leur jardin et font payer l'entrée. Ca vaut le coup, surtout pour les papillons et les colibris. Par contre, ce n'est visiblement pas encore la saison des orchidées car il y en a très peu. On en avait pourtant vu de belles à Medellín.

 

On repasse ensuite au camping chercher nos affaires et on fait du stop pour monter à la route principale. On a de la chance, on n'attend pas trop longtemps. Ca monte, donc on n'a pas trop envie de marcher, comme la veille.

 

A la route, on essaie aussi le stop, mais ca ne marche pas, donc quand un bus arrive, on monte dedans. Quand on arrive à la gare routière du nord à Quito, le chauffeur nous dit qu'il va jusqu'à la gare routière du sud. C'est donc le moment de se séparer avec Dennis : je continue vers le sud et lui reste ce soir-là à Quito.

 

Me voilà donc de nouveau seule pour quelques jours seulement : on doit se retrouver avant le week-end pour aller à la plage (enfin c'est ce qu'on croit naïvement à ce moment-là...)

 

Après une grosse heure de route, me voilà à la gare du sud, Quitumbe, toute moderne. Je retire de l'argent et je vais acheter mon billet pour Latacunga. J'ai même le temps d'acheter des gâteaux salés et de l'eau : le petit-déj est loin, j'ai faim !

 

Après 2 heures de route, je suis à Latacunga. Au départ, je pensais y passer la nuit, mais comme il est encore tôt, je décide finalement de commencer ce jour-là le circuit de Quilotoa. Je cherche donc un bus pour aller à Zumbahua. Au guichet, on me dit de monter directement dans le bus. Il n'y a plus de place assise, le voyage va être long, debout...

 

Mais fnalement, on me laisse m'asseoir sur une sorte de pouf, dans le sens contraire de la marche, juste dans le dos du chauffeur. Ce n'est pas très confortable, surtout dans les virages, et il y en a beaucoup, mais c'est mieux que debout !

 

Au bout d'un moment, je demande à ma voisine de pouf, une indigène habillée de facon traditionnelle, si on est bientôt arrivés. Et on commence à discuter. Avec son fort accent, je ne comprends malheureusement pas tout ce qu'elle me dit, c'est dommage. Mais la conversation est très intéressante quand même.

 

La première question qu'elle me pose sur la France, c'est ce qu'on y cultive ! Elle me demande aussi ce que ca fait de prendre l'avion, si ce qu'on voit est joli. La seule personne qu'elle connaît qui a déjà pris l'avion est son frère, parti vivre en Espagne, et j'imagine qu'ils ne discutent pas tous les jours surSkype pour parler de leurs impressions sur l'avion... Elle doit avoir une trentaine d'années, on est de deux mondes complètement différents.

 

Quand je sors le guide, elle est émerveillée. Je le lui prête et elle se met à le lire à haute voix. Elle lit comme une enfant de 7 ou 8 ans, sa langue maternelle est certainement une langue indienne, l'espagnol doit être une langue étrangère pour elle (qu'elle parle parfaitement, mais qu'elle ne doit pas souvent avoir l'occasion de lire, j'imagine qu'elle est agricultrice dans son village, vu les questions qu'elle m'a posées sur la France).

 

Quand je descends, elle me sert fort la main, elle ne doit pas souvent voir des étrangers. En tout cas, elle ne doit pas souvent parler à des étrangers, car j'ai rencontrés beaucoup d'Américains qui ne parlent pas espagnol. D'ailleurs, elle me le confirme.

 

Zumbahua est un village indigène. Il y a quelques hôtels, mais c'est très tranquille. Je n'y aurai rencontré aucun étranger. Je m'installe à l'Oro verde, tenu par une indigène, comme tous les habitants du village. Je vais me promener un peu dans le village. La vue est belle sur les montagnes. Dans la rue, il n'y a pas grand-monde. Les femmes sont habillées de facon traditionnelle, les hommes moins. La femme qui tient le locutorio duquel j'appelle Yomara a même son bébé accroché dans le dos.

 

Pas d'Internet dans le village, c'est rare !

 

Mon hôtel fait aussi resto. Je décide donc d'y dîner. Il y a du cuy au menu, mais on ne m'en propose pas : ca ne doit pas être le jour, dommage ! Mais j'ai quand même eu droit à la soupe aux pattes de poule, ca fait bizarre ! Et un plat plus traditionnel : cuisse de poulet, riz, lentilles et banane grillée.

 

Avant que je monte, la patronne me dit que je dois la prévenir quand je veux me doucher car elle doit allumer la pompe 5 minutes avant. Je lui dis que j'aimerais me doucher tout de suite. Mais quand j'arrive dans la salle de bains, non seulement il n'y a pas d'eau chaude, mais il n'y a pas d'eau du tout ! Je redescends donc et j'en profite pour demander du papier toilette, qu'elle va chercher dans la petite épicerie adjacente au resto. Et elle me donne aussi une savonnette, qu'elle a du mal à trouver dans son épicerie.

 

Je peux donc enfin me doucher (à l'eau chaude, et tant mieux car il ne fait pas très chaud, on est en haute montagne), avant de lire un peu et d'aller dormir pas trop tard, pour être en forme pour la suite du circuit de Quilotoa le lendemain.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 02:50

Le lundi 14 mars, on se lève a 6 h 30 pour aller à Mindo. Le père de Yomara nous dit qu'on mettrait 30 minutes pour arriver à la gare routière. On est prudents, donc on part à 7 h 10 pour le bus de 8 h. Mais on met une bonne heure, donc on arrive un peu tard. Et comme le bus ne part pas de la gare routière mais du rond-point un peu plus bas (on se demande bien à quoi servent les gares routières !!!!), on n'a pas vraiment moyen de savoir s'il est déjà passé. Du coup, on achète un billet pour un bus qui nous laissera sur la route principale, et ensuite, il faudra marcher, faire du stop ou prendre un autre bus. Ou un taxi.

 

Après 2 grosses heures de bus dans de beaux paysages de forêts humides, on arrive à l'embranchement. On part à pied, et après 2 ou 3 km, sur les 7 jusqu'au village, un pick up nous prend en stop. On monte derrière, comme dans les films, c'est trop la classe !

 

Quand on arrive à Mindo, on commence par déjeuner, car on a faim ! Ca sera une pizza. Pas très typique, mais elle est bonne. Puis on cherche la Casa de Cecilia, où on devrait pouvoir camper. Mais pas de chance, ils font des travaux, alors on ne peut pas. Ils nous conseillent un autre endroit, mais ca a l'air loin.

 

L'office de tourisme est fermé, mais quelqu'un à côté nous envoie chez un ami à lui qui a un camping. Il l'appelle pour être sûr qu'il est ouvert. Mindo est plus actif le week-end, pas mal de choses ferment en semaine. Il est bien ouvert, donc on y va.

 

C'est un peu en dehors du village, mais pas trop loin quand même. On monte la tente sous une bâche en plastique : s'il pleut, on sera protégés ! Et on a bien fait car il a beaucoup plu ! Le patron nous propose une chambre pour le même prix, mais on a envie de camper.

 

On fait une petite sieste, Dennis dans la tente et moi dehors, un peu bouffée par les moustiques. J'ai eu des belles marques rouges sur les bras et les pieds pendant bien 2 semaines !

 

Quand on se décide à partir, il se met à pleuvoir. Du coup, on reste un peu plus pour lire. Quand ca se calme un peu, on part se promener aux alentours du village. C'est joli. Forêt, rivière, ponts, quelques cabañas.

 

Quand on rentre au village, la pluie reprend, donc on fait une pause bière dans un bar un peu kitsch. On est les seuls clients, les tabourets sont encore sur les tables : on est arrivés à l'ouverture.

 

Puis on va un moment sur Internet. Quand on sort, il peut toujours, alors on discute un moment dans la rue, mais à l'abri de la pluie. Puis on mange. Peu, pour une fois : un yaourt pour Dennis et un hot dog pour moi. Puis on retourne au même bar en espérant qu'il y aura plus de monde, mais non, on est toujours seuls. Un jeune arrive un peu plus tard et discute avec le patron.

 

Dennis reste au village un peu plus longtemps, moi je profite qu'il s'est arrêté de pleuvoir pour rentrer me doucher et lire un peu. Et au dodo !

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 02:17

Le dimanche 13 mars, après une bonne nuit de sommeil, la mère de Yomara nous pépare un bon petit-déjeuner : oeufs brouillés, fruits, jus de fruits frais. Un peu avant mid, on part avec Yomara dans le centre historique. Dennis doit rester à la maison pour terminer son mémoire. Il connait déjà bien Quito, donc il ne se sent pas trop frustré.

 

Quand on arrive sur la place du théatre Sucre, le festival de jazz a déjà commencé. Mais c'est Nuages qui joue, le groupe de la veille. Donc on part dejeuner et se promener. On rentre dans plusieurs eglises, mais c'est l'heure de la messe partout, alors on ressort tout de suite à chaque fois.

 

Le quartier colonial est joli et il y a de belles vues sur les montagnes alentours. Après s'etre promenées un peu, on retourne sur la place du théatre. Il y a un super groupe espagnol de flamenco jazz. On ecoute, assises par terre, en buvant un maté avec des amis de Yomara. Apres le concert, on refait un essai des églises : la Compania de Jesus, tout en or, San Francisco, et une autre dont j'ai oublié le nom, mais les messes de la fin de journée vont commencer, donc on ne s'attarde pas.

 

Yomara recoit un texto d'une amie : elle a oublié qu'elle avait rendez-vous pour aller voir un spectacle de danse contemporaine. On a juste le temps d'arriver. C'est contemporain, donc on ne peut pas dire que j'adore, mais disons que c'est intéressant.

 

Après, on rentre à la maison. Tout le monde est un peu stressé pour le Japon : Yomara a un ami qui y vit et ils s'inquiètent pour les centrales nucléaires sur le point d'exploser.

 

Alejandro, le petit frère de Yomara, prépare des sandwiches pour diner, on écoute les infos, Dennis peaufine son mémoire et on finit par aller se coucher vers minuit.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 00:26

Le samedi 12 mars, on se leve a 6 h pour bien profiter des marches. On commence par la foire aux bestiaux. Ca ne me plait pas trop de voir tous ces animaux traites commes... des animaux ! Il y a des cuyes (cochons d'inde, specialite culinaire equatorienne, pas encore goutee), des poules, des cochons, des vaches, quelques chevaux et meme des chiots et des chatons.

 

A 5 dollars le cuy, on pense en acheter un a Gabriel, mais il faudrait le nourrir et le faire voyager 1 semaine avant de voir Gabriel (en fait meme plus, mais ca, a l'epoque, on ne le sait pas encore !), donc on s'abstient.

 

Ensuite, on va au marche artisanal, moins bruyant. Je trouve ca un peu frustrant car il y a plein de belles choses (bijoux, vetement, tissus notamment), mais je ne veux pas trop me charger. J'achete quand meme un pantalon pour Mohamed Adibe et une salopette pour Lou, et quelques bijoux, ca ne prend pas trop de place !

 

Puis on prend la route de Cayambe, pour s'approcher du volcan du meme nom. Quand on arrive, il est couvert de nuages. On va donc manger la specialite de la ville : sorte de sables et fromage. C'est bon.

 

Quand on revient sur la place principale, le volcan est degage, c'est magnifique, le sommet est enneige.

 

Puis on prend un bus jusqu'a la Bola, en plein milieu du monde, sur la ligne de l'Equateur. Petite seance photo, normal ! C'est la premiere fois que je passe l'Equateur a pied. On voit encore bien le volcan.

 

Puis on va a Quito. On arrive sans probleme jusque chez Yomara, qui nous accueille gentiment pour quelques jours. On boit un mate avec la famille, puis on dejeune tard tous ensemble. Le pere est peintre, la mere a fait beaucoup de danse et tous les enfants sont artistes : musique, theatre, danse. C'est donc une maison tres sympa !

 

Le soir, on sort avec Dennis et Yomara. On va d'abord dans un bar pour l'anniversaire d'un ami cubain de Yomara. Puis on va dans un autre bar pour un concert d'un ami francais de Yomara. C'est un melange interessant : jazz et musique equatorienne.

 

Vers minuit, Dennis et moi somme bien fatigues (ici, ce n'est pas comme en Argentine, les soirees commencent tot !), donc on rentre dormir. Yomara va retrouver d'autres amis ailleurs pour danser toute la nuit.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 23:59

Le vendredi 11 mars, on met donc le reveil a 4 h, encore une fois. Tu m'etonnes qu'apres on fasse des siestes de 15 heures ! A 4 h 20, on est deja en route, on commence a etre rodes ! Et on connait parfaitement le chemin jusqu'a la gare routiere. Quand on arrive, on va demander a quelle heure sont les bus pour Ipiales, la derniere ville colombienne avant la frontiere. Comme ils viennent de plus loin dans le nord, l'horaire n'est pas tres precis : 5 h ou 5 h 30. Comme il y en a a peu pres toutes les 1/2 heures, le vendeur ne nous vend pas les billets tout de suite : on montera dans le premier qui arrivera. On va petit-dejeuner dans la gare, puis on s'assoit dans la salle d'attente reservee a la compagnie, ce qui est assez rare. La, je vois un ecriteau qui donne le decompte du mois et de l'annee des accidents, blesses et morts... Les compteurs sont a 0, ce qui semble rassurants, mais le mois est a decembre, ce qui veut dire qu'ils ne mettent pas souvent leur tableau a jour... Ca cache quelque chose ! Je veux prendre une photo, mais mon appareil ne veut pas s'allumer. Et la, ca fait tilt dans ma petite tete fatiguee : j'ai oublie la batterie a l'auberge de jeunesse ! Je l'avais mise a charger dns la chambre. Je prends donc un taxi et je fais vite l'aller-retour : la 3e personne de la chambre avait mis son sac devant la prise, donc quand Dennis et moi avons jete un dernier coup d'oeil pour voir si on n'avait rien oublie, on ne l'a pas vue. Mais tout va bien, j'ai pu la recuperer. Pas comme ma serviette, mon pantalon et mes lunettes de soleil a ma vue, perdu depuis je ne sais pas du tout ou...

 

Quand j'arrive a la gare routiere, le bus est la. Par contre, le vendeur a disparu ! Heureusement, le chauffeur fume une cigarette, ce qui laisse le temps au vendeur de revenir et de nous vendre des billets.

 

On a 6 heures de trajet dans de magnifiques vallees jusqu'a Pasto. Seul petit inconvenient : il y a pas mal de bebes dans le fond et certaines meres laissent les couches par terre ! Le chauffeur leur demande de les mettre a la poubelle, mais elles ne le font pas. Donc en plus de quelques pleurs, on a droit aux mauvaises odeurs...

 

A un arret petit-dejeuner, on apprend la nouvelle du tremblement de terre et du tsunami au Japon. On pense bien sur tout de suite a Dario, Mitsuyo et Danielle.

 

Apres une petite pause a Pasto, on a encore 2 heures jusqu'a Ipiales. La, Dennis change tous nos pesos colombiens en dollars. Il a juste oublie qu'il fallait encore payer le bus jusqu'a la frontiere, alors il rechange quelques dollars en pesos. On prend finalement un taxi partage jusqu'a la frontiere car ca coute a peine plus cher que le bus, et de toute maniere, on ne sait pas trop quoi faire de la monnaie qui va nous rester.

 

Aucun souci pour passer la frontiere. Les autorites colombiennes ont maintenant mes empreintes digitales. Le douanier equatorien, pas tres aimable, ne me donne pas de "tarjeta andina", alors que le Lonely Planet dit qu'il faut l'avoir pour ressortir du pays. On verra bien, j'ai bien demande si j'en avais besoin et il m'a dit que non, et le Lonely Planet se trompe souvent ou n'est pas toujours bien a jour. (je devrais passer au Perou ce week-end, je vous raconterai si j'ai des problemes !)

 

On prend ensuite un bus jusqu'a Tulcan, la premiere ville equatorienne. On dejeune pres de la gare, puis on prend un autre bus de 3 heures jusqu'a Otavalo. Ca aura fait beaucoup de bus pour une seule journee !

 

Quand on arrive, on trouve un hotel un peu kitsch dans le centre, tenu par des Colombiens. Puis on va sur Internet rassurer nos familles et amis sur le tsunami attendu jusqu'aux cotes latino-americaines et prendre des nouvelles de nos amis au Japon. Et enfin, on va diner, sous une tente, dans la rue. Simple, mais bon, comme certains disent. Apres manger, on rentre a l'hotel car il pleut et le lendemain, on se leve tot pour aller a la foire aux bestiaux puis au marche artisanal d'Otavalo.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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