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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:10

Le mardi 5 avril, le réveil est dur, à 2 h 50 ! On a prévu de partir à 3 h 30 pour les ruines de Kuelap. Le problème d'être dans une région très peu touristique, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de transport... Mais on ne s'en plaint pas, ça veut aussi dire qu'on est souvent seuls sur les sites, un vrai bonheur.

 

On ne sait pas trop si le chauffeur va nous déposer à María, qui est à 2 heures à pied de Kuelap, ou à l'entrée du site. Et par chance, il nous dépose à l'entrée. Mais on arrive à 5 h 30 ! C'est un peu bizarre, leurs horaires, parce que bien sûr, le site n'est pas ouvert ! Mais on n'avait pas le choix.

 

On monte donc la tente pour attendre l'ouverture, car il ne fait pas bien chaud, et il fait encore nuit. On dort un peu jusqu'à l'arrivée des employés. On monte avec nos sacs jusqu'aux ruines, car on ne sait pas encore comment on va redescendre. On a 3 possibilités : descendre à pied à María (2 heures en descente, sur route) et trouver un bus ou un taxi jusqu'à Tingo, puis Yerbabuena, où on veut voir d'autres ruines ; descendre à pied jusqu'à Tingo (au moins 3 heures de sentier, en descente) ; ou trouver un transport depuis l'entrée. Comme le sentier pour Tingo n'est pas à l'entrée principale, on monte donc nos sacs, au cas où.

 

Quand on arrive à l'entrée, on demande s'il y a un guide : les employés nous expliquent qu'ils ne sont pas payés pour guider, mais que si on veut leur donner des sous, ils peuvent le faire. C'est quand même mieux de visiter avec un guide, donc on accepte. La visite est intéressante.

 

C'est une ancienne ville fortifiée chachapoyas, avec des maisons circulaires. Pendant qu'on visite, on rencontre une Allemande, qui nous dit qu'elle aussi cherche un moyen de transport pour redescendre. Elle est montée à pied depuis Tingo. Son guide nous dit qu'il va arranger ça. Et effectivement, un groupe arrive un peu plus tard (dont les deux Allemandes de la veille) et ils ont justtement 3 places dans leur minibus.

 

Le temps qu'ils fassent la visite, on va manger avec Dennis et Jill. Ca sera du cuy (cochon d'Inde) pour Dennis et moi. On voit toute la préparation, de l'attrapage du cuy vivant à la cuisson, en passant par la mort, l'épilation totale à l'eau chaude, l'éviscération, etc. Un peu gore, mais intéressant. Et c'est bon !

 

On redescend ensuite à Tingo avec le groupe. On a de la chance, un bus passe presque tout de suite et nous dépose à Puente Santo Tomas, d'où on peut aller à Revash, où il y a d'autres ruines chachapoyas. Le village est tout petit. On demande à un vieux monsieur si on peut planter la tente sur une place, mais on ne comprend rien à ce qu'il raconte. Une femme, à l'autre bout de la place, nous fait signe d'aller la voir. C'est Juana, une vieille femme extraordinaire, la meilleure rencontre de tout le voyage.

 

Elle nous dit que bien sûr, on peut planter la tente où on veut. Quand elle est montée au milieu de la place, sur de la pelouse, on va discuter un moment avec Juana. Elle est adorable et très drôle. Je la prends en photo et je lui promets que je vais lui envoyer (ce n'est toujours pas fait, mais j'ai les photos imprimées, je vais le faire très bientôt !) Elle nous raconte que deux gringos l'ont déjà fait, elle a adoré se voir sur les photos.

 

Puis on va manger, avec Dennis. Juana nous dit de nous dépêcher, car elle surveille la tente jusqu'à notre retour, mais après, elle va dormir. On monte donc dans la rue principale. Il n'y a qu'un restaurant, mais la patronnne joue au volley, donc elle n'est pas encore là. Les joueurs finissent par revenir, car il fait nuit noire, mais toujours pas de cuisinière.

 

Comme on ne veut pas que Juana veille à cause de nous, on redescend lui dire qu'elle peut aller se coucher. Puis on remonte : ça y est, c'est ouvert. On mange une bonne truite.

 

Quand on revient à la tente, Juana surveille encore. Elle est persuadée que les enfants du village vont la voler ! D'ailleurs, elle nous dit que le lendemain, le temps qu'on monte à Revash, on peut laisser nos affaires chez elle. Mais on a déjà laissé nos sacs chez le voisin, dont le fils va nous monter à Revash en moto-taxi.

 

On reste un moment à discuter avec Juana et une voisine un peu sorcière, qui tape par terre avec sa canne à chaque fois qu'elle parle des enfants du village. On s'amuse bien. On va se coucher tôt, car il n'y a pas grand-chose à faire, dans ce village. Et le lendemain, on part tôt à Revash.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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