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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:40

Le dimanche 3 avril, vers 3 h du matin, on est réveillés par le bruit de la rue ! Zumba n'est pas grand, mais c'est bruyant ! Je n'arriverai presque pas à me rendormir, dommage... Les gens parlent fort dans la rue, malgré l'heure. Et on est dimanche, merde ! Du coup, on se lève vers 6 h 30, car on n'arrive pas à dormir.

 

Quand on sort, on s'aperçoit qu'il y a un mini-marché juste en-dessous de notre fenêtre : 10 commerçants à tout casser qui vendent quelques bananes et autres fruits et légumes. C'était bien la peine de nous réveiller à 3 h pour ça !

 

On descend à la gare routière, Dennis prend un café, et on monte dans la chiva pour la Balsa, à la frontière.

 

Comme pour toute frontière, il faut d'abord sortir d'Equateur. La plupart des gens présentent un papier aux douaniers et passent le pont : ça doit être la fameuse "tarjeta andina" qui permet aux locaux de passer sans passeport. Nous, on doit rentrer dans le bureau. C'est vite fait : un tampon de sortie, c'est tout.

 

Dennis va changer de l'argent, mais ce n'est pas facile. Au premier magasin (il n'y a pas de bureaux de change), elle n'a qu'un billet de 100 nuevos soles, et au 2e, il n'y a plus du tout de nuevos soles. Du coup, on change quand même les 100 car on ne sait pas trop s'il y aura mieux de l'autre côté du pont. C'est quand même bizarre que ça soit si compliqué de changer de l'argent à la frontière !

 

Puis on traverse le pont international. Jusqu'à il y a quelques années, on passait en barque. Dommage qu'ils aient construit le pont, ça aurait été plus marrant en barque.

 

Les démarches sont un peu plus longues que de l'autre côté, mais faciles. Et il n'y a personne, car nous sommes les seuls non-péruviens et non-équatoriens à passer ce jour-là. Quand on entre dans le bureau, il y a 2 femmes qui discutent. Celle qui est derrière le bureau n'a pas trop la tête de l'emploi : salopette en jean, serre-tête avec des petits pierres brillantes. Mais l'habit ne fait pas le moine : c'est bien elle qui s'occupe de nous. Elle nous donne un formulaire à remplir. La dernière question est : "combien d'argent avez-vous dépensé pendant votre voyage ?" Dennis demande si on doit mettre ce qu'on a dépensé en Equateur. Réponse : "Mais non, monsieur, c'est ce que vous pensez dépenser au Pérou", sur un ton de "c'est évident, quand même !" Si c'est si évident que ça, il faudrait qu'ils révisent leur conjugaison !

 

Miss serre-tête nous envoie ensuite à la police, pour un contrôle. On pense qu'ils vont fouiller nos sacs, mais non, le policier met juste un tampon sur nos formulaires. Encore une fois, l'habit ne fait pas le moine : il est en jean et baskets, et son t-shirt, qui dit quand même "Policia nacional", est un t-shirt de sport, du genre qui s'achètent dans les marchés de contrefaçon. On sent bien qu'on n'est pas à une frontière très stricte !

 

On doit ensuite retourner voir la salopette en jean qui nous tamponne nos passeports. Dennis essaie d'aller changer de l'argent, mais personne n'a de neuvos soles ! Il a bien fait d'en changer avant de traverser !

 

Commence alors un long, très long voyage pour arriver jusqu'à Chachapoyas, la première petite ville après la frontière.

 

On monte d'abord dans un taxi collectif. Au début, on est 7, dont le chauffeur : 3 devant et 4 derrière. Quand je veux monter derrière, 3 hommes sont déjà assis, et celui qui est de mon côté a deux sacs plastiques à côté de lui. Il me reste environ 3 cm pour m'asseoir. Il me regarde et me dit : "Asseyez-vous." Je le regarde et lui dit : "Avec les sacs, je ne peux pas." Ca a l'air de l'embêter, mais il finit par en enlever un. Mai je ne peux toujours pas m'asseoir. Il faut que je hausse un peu la voix pour qu'il enlève le deuxième. Après, pendant les 2 heures de voyage, il aura les jambes écartées, sans se préoccuper de moi, serrée contre la portière.

 

Les 4 hommes qui sont montés avec nous à la Balsa descendent avant nous. J'ai un peu plus de place pour un moment, mais d'autres gens montent vite. A un moment, on est 8 adultes (dont le chauffeur) et 2 enfants ! Une femme est dans le coffre. Moi, je suis assise sur le frein à main, à côté de Dennis.

 

On finit par arriver à San Ignacio. Là, on prend un nouveau taxi jusqu'à Jaén. Puis une moto-taxi jusqu'à une autre compagnie de taxis (tous collectifs, il n'y a apparemment pas de bus dans la région !), puis un autre taxi jusqu'à Bagua Grande, une moto-taxi jusqu'à une autre comapgnie de taxis (non, non, je ne me répète pas !), et un taxi jusqu'à Chachapoyas.

 

Ouf, on arrive enfin, après 7 moyens de transport et 11 heures de voyage plus ou moins confortables... Plus de la moitié de ces heures se sont faites sur des routes de terre. Imaginez notre état, en arrivant... Mais c'était dans des paysages magnifiques : montagne et jungle en Equateur, montagnes plus désertiques et gorges au Pérou. Un plaisir pour les yeux, à défaut d'un plaisir pour le corps.

 

On s'installe dans un hôtel, conseillé par Imanol, un Français rencontré par Dennis en Equateur. L'hôtel s'appelle : "Jeovah est ma lumière et mon salut" !!! Mais c'est pas cher, donc on ne se plaint pas du nom !

 

On va ensuite voir la place principlae, très jolie, coloniale et animée. On va sur Internet, mais je m'impatiente : au bout de 5 minutes, mon mail ne s'est toujours pas ouvert, la connexion est très lente ! Quand je pense qu'au début que j'utilisais Internet, c'était plus lent que ça, et j'étais ravie... Mais on s'habitue au luxe !

 

Puis on va manger : des brochettes de viande et de coeur dans la rue, puis un sandwich dans un resto, car on a encore faim. A la table d'à côté, ils ont une énorme assiette de nouilles chinoises. Dennis hésite à en commander, mais c'est vraiment énorme, alors il résiste.

 

Puis on rentre à l'hôtel écouter le débat politique : il y a des élections présidentielles et régionales dans 2 semaines. Je suis surprise par l'intérêt des Péruviens pour la politique. Dans le dernier taxi, Dennis a longuement discuté avec le chauffeur et un autre passager, dans tous les commerces avec télé, ils regardent le débat, des jeunes le regardent depuis la rue dans un magasin. Je ne crois pas qu'il y ait autant d'intérêt en France ! Et personne n'a de problème pour dire pour qui ils vont voter. Un autre monde !

 

On finit par s'endormir, après une longue journée...

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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