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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 10:10

Le mercredi 6 avril, on se réveille à 5 h 15, après une excellente nuit, bien meilleure que les 2 ou 3 dernières dans des hôtels bruyants.

 

Le fils du voisin nous emmène à l'entrée du sentier de Revash en moto-taxi. Commence alors une longue et belle montée. On se perd un peu, mais on s'en rend vite compte, car on voit de temps en temps le site, plus haut. Au bout d'une heure et demie, on arrive au pied de la falaise au milieu de laquelle les Chachapoyas on construit des maisons. Personne ne devait venir les embêter !

 

La descente est un peu plus rapide, mais c'est raide et dur pour les genoux. Quand on arrive à la route, on se repose un peu, et par chance, un taxi passe. Sinon, c'était 9 km à pied !

 

Quand on arrive à Puente, on va voir notre amie Juana. Elle veut voir nos photos et les commente. Puis elle nous fait nous asseoir chez elle et s'absente quelques minutes. Elle revient avec deux tasses pleines d'un breuvage pas très appétissant. Dennis me dit que ça doit être de l'avoine. Je goûte, et il y a du lait : mince, comment je vais refuser de le boire ? Juana est ressortie et on cherche un endroit où le jeter, mais elle revient avec deux pains.

 

Il ne me reste plus qu'à lui mentir : je suis allergique au lait. Elle me dit que celui-ci ne me fera rien, car il est tout frais tiré de la vache ! Mais pour moi, c'est encore pire... Alors Dennis lui dit que ça me donne la diarrhée. Elle répond : "Tant mieux, ça nettoie" !!!! Je ne sais plus quoi dire pour ne pas avoir à boire son lait. Je ne veux pas qu'elle se vexe, mais je ne peux pas avaler ça ! La petite gorgée que j'ai bue avant de me rendre compte que c'était du lait m'a donné un haut-le-coeur... Donc on insiste un peu : ça va me rendre malade, pour voyager, ce n'est pas pratique. Et là, elle compatit (enfin !) : elle comprend que ça ne va pas être drôle pour Dennis de voyager avec moi si je suis malade.

 

Ouf, elle accepte que je ne boive pas ! Mais pauvre Dennis : elle décide que c'est lui qui le boira ! Je crois qu'il n'a pas adoré non plus, même s'il a bu sa tasse courageusement. Mais comme il est poli, il boit quand même la moitié de ma tasse. C'est Juana qui boira le reste.

 

On lui demande ensuite si on peut se laver dans la rivière : elle nous dit que oui, bien sûr, même que si elle a toujours le sourire à son âge, c'est parce qu'elle s'est toujours lavée à l'eau froide. Pas besoin d'eau chaude ! Je suis moyennement d'accord, mais on a besoin et envie d'une bonne douche car on a bien transpiré, ces deux derniers jours.

 

Quand on lui dit qu'on a acheté une bouteille d'eau, elle est outrée : comment quelqu'un peut-il vendre de l'eau, alors que c'est un cadeau de Dieu ? Elle n'a pas tort... Ici, l'eau est pure, directement tirée du ruisseau. Pour elle, vendre de l'eau en bouteille, c'est impensable et inadmissible. Du coup, on remplit nos bouteilles à son robinet.

 

Puis on va chez le voisin où sont nos affaires. Quand Dennis demande à la femme où il peut se laver dans la rivière (je n'ai pas encore décidé si j'allais avoir le courage de le faire, car il ne fait pas très chaud, et l'eau a l'air glaciale), elle nous propose sa douche : c'est plus pratique et plus tentant, donc on accepte. Il n'y a pas d'eau chaude, mais c'est quand même plus pratique que la rivière.

 

D'ailleurs, un peu plus tard, quand on passe sur le pont, on se rend compte que le courant est trop fort, ça aurait été risqué !

 

Sur la route principale, on attend un bon moment que quelqu'un veuille bien nous prendre. Puis une moto-taxi arrive et nous emmène au musée de Leymebamba : plein d'infos, de photos et d'objets de plusieurs peuples pré-incas, dont les Chachapoyas. Il y a aussi des momies, retrouvées il y a une dizaine d'années dans un lac de la région et très bien conservées.

 

Après le musée, on redescend en taxi jusqu'au village et on s'installe dans un hôtel. On voulait camper, mais il pleut beaucoup, on préfère être au sec.

 

On va déjeuner, puis on rentre faire une sieste. Dennis dans la chambre, moi dans un hamac, dans le patio.

 

Puis on ressort dîner. Ca sera léger : un morceau de gâteau pour Dennis qui est un peu malade et 3 empanadas pas très bonnes pour moi, avec deux tisanes à la camomille. Puis retour à l'hôtel, pour écrire, lire et dormir.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:10

Le mardi 5 avril, le réveil est dur, à 2 h 50 ! On a prévu de partir à 3 h 30 pour les ruines de Kuelap. Le problème d'être dans une région très peu touristique, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de transport... Mais on ne s'en plaint pas, ça veut aussi dire qu'on est souvent seuls sur les sites, un vrai bonheur.

 

On ne sait pas trop si le chauffeur va nous déposer à María, qui est à 2 heures à pied de Kuelap, ou à l'entrée du site. Et par chance, il nous dépose à l'entrée. Mais on arrive à 5 h 30 ! C'est un peu bizarre, leurs horaires, parce que bien sûr, le site n'est pas ouvert ! Mais on n'avait pas le choix.

 

On monte donc la tente pour attendre l'ouverture, car il ne fait pas bien chaud, et il fait encore nuit. On dort un peu jusqu'à l'arrivée des employés. On monte avec nos sacs jusqu'aux ruines, car on ne sait pas encore comment on va redescendre. On a 3 possibilités : descendre à pied à María (2 heures en descente, sur route) et trouver un bus ou un taxi jusqu'à Tingo, puis Yerbabuena, où on veut voir d'autres ruines ; descendre à pied jusqu'à Tingo (au moins 3 heures de sentier, en descente) ; ou trouver un transport depuis l'entrée. Comme le sentier pour Tingo n'est pas à l'entrée principale, on monte donc nos sacs, au cas où.

 

Quand on arrive à l'entrée, on demande s'il y a un guide : les employés nous expliquent qu'ils ne sont pas payés pour guider, mais que si on veut leur donner des sous, ils peuvent le faire. C'est quand même mieux de visiter avec un guide, donc on accepte. La visite est intéressante.

 

C'est une ancienne ville fortifiée chachapoyas, avec des maisons circulaires. Pendant qu'on visite, on rencontre une Allemande, qui nous dit qu'elle aussi cherche un moyen de transport pour redescendre. Elle est montée à pied depuis Tingo. Son guide nous dit qu'il va arranger ça. Et effectivement, un groupe arrive un peu plus tard (dont les deux Allemandes de la veille) et ils ont justtement 3 places dans leur minibus.

 

Le temps qu'ils fassent la visite, on va manger avec Dennis et Jill. Ca sera du cuy (cochon d'Inde) pour Dennis et moi. On voit toute la préparation, de l'attrapage du cuy vivant à la cuisson, en passant par la mort, l'épilation totale à l'eau chaude, l'éviscération, etc. Un peu gore, mais intéressant. Et c'est bon !

 

On redescend ensuite à Tingo avec le groupe. On a de la chance, un bus passe presque tout de suite et nous dépose à Puente Santo Tomas, d'où on peut aller à Revash, où il y a d'autres ruines chachapoyas. Le village est tout petit. On demande à un vieux monsieur si on peut planter la tente sur une place, mais on ne comprend rien à ce qu'il raconte. Une femme, à l'autre bout de la place, nous fait signe d'aller la voir. C'est Juana, une vieille femme extraordinaire, la meilleure rencontre de tout le voyage.

 

Elle nous dit que bien sûr, on peut planter la tente où on veut. Quand elle est montée au milieu de la place, sur de la pelouse, on va discuter un moment avec Juana. Elle est adorable et très drôle. Je la prends en photo et je lui promets que je vais lui envoyer (ce n'est toujours pas fait, mais j'ai les photos imprimées, je vais le faire très bientôt !) Elle nous raconte que deux gringos l'ont déjà fait, elle a adoré se voir sur les photos.

 

Puis on va manger, avec Dennis. Juana nous dit de nous dépêcher, car elle surveille la tente jusqu'à notre retour, mais après, elle va dormir. On monte donc dans la rue principale. Il n'y a qu'un restaurant, mais la patronnne joue au volley, donc elle n'est pas encore là. Les joueurs finissent par revenir, car il fait nuit noire, mais toujours pas de cuisinière.

 

Comme on ne veut pas que Juana veille à cause de nous, on redescend lui dire qu'elle peut aller se coucher. Puis on remonte : ça y est, c'est ouvert. On mange une bonne truite.

 

Quand on revient à la tente, Juana surveille encore. Elle est persuadée que les enfants du village vont la voler ! D'ailleurs, elle nous dit que le lendemain, le temps qu'on monte à Revash, on peut laisser nos affaires chez elle. Mais on a déjà laissé nos sacs chez le voisin, dont le fils va nous monter à Revash en moto-taxi.

 

On reste un moment à discuter avec Juana et une voisine un peu sorcière, qui tape par terre avec sa canne à chaque fois qu'elle parle des enfants du village. On s'amuse bien. On va se coucher tôt, car il n'y a pas grand-chose à faire, dans ce village. Et le lendemain, on part tôt à Revash.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:46

Le lundi 4 avril, on se réveille après une encore mauvaise nuit : odeur désagréable des toilettes (on a une salle de bains dans la chambre, mais juste séparée d'un rideau de douche, et il n'y a pas de fenêtre, ni dans la chambre, ni dans la salle de bains...), musique des autres clients, coqs qui chantent comme des cochons, cris de la patronne pour réveiller un client ("Il est déjà 6 h 20 ! Vite !"), etc.

 

Du coup, Dennis sort se promener tôt. Moi, je reste pour me doucher et écrire dans mon journal de bord.

 

Quand il revient, c'est à mon tour de sortir petit-déjeuner. Je vais au marché et je mange avec les locaux, comme les locaux : riz, haricots blancs et viande. Puis je fais un petit tour sur la place principale, je vais sur Internet. En arrivant devant l'hôtel, je croise Dennis. On va ensemble à l'office de tourisme.

 

L'employé est très sympa et compétent, on reste un bon moment : il y a plein de choses à faire dans la région, ça va être dur de choisir. Et si on ne choisit pas, il faudra rester plusieurs semaines !

 

Parmi les possibilités, on décide d'aller à Karajia. C'est un peu long, pour y aller. Il faut prendre 2 taxis, mais ça vaut le coup. Après 20 bonnes minutes de marche en descente, en partie dans la boue, on arrive en bas d'une falaise au milieu de laquelle il y a des sarcophages chachapoyas. On a la chance d'arriver presque en même temps que deux Allemandes qui sont avec un guide, donc on profite aussi des explications.

 

La remontée est raide, surtout la partie dans la boue. Le taxi, comme prévu, nous a attendus. On ramène les Allemandes et leur guide à leur voiture : ils n'avaient pas pu monter jusqu'au village, à cause de la boue. Puis au village suivant, on descend de notre taxi et on monte avec les Allemandes, qui rentrent aussi à Chachapoyas.

 

A un moment, au milieu de la route, le chauffeur s'arrête d'un coup. On se demande ce qui se passe ! Il nous explique : "Il y a souvent des flics par ici, et comme je n'ai pas le droit de transporter des gens contre paiement, dites juste que je vous ai pris en stop et faites semblant de ne pas parler espagnol." Ce qui ne serait pas facile pour Dennis... Mais les flics ne sont pas encore à leur poste, on les croisera plus tard.

 

En arrivant à Chachapoyas, on va au mirador, conseillé par plusieurs personnes. On demande à deux fliquettes de nous indiquer le chemin. Elles ne sont pas tout à fait d'accord, mais elles finissent par nous expliquer un chemin. Elles nous conseillent d'y aller en taxi, parce que c'est loin : c'est en fait à une dizaine de cuadras ! La notion de proximité n'est pas la même dans une ville et dans un village ! Ni pour des touristes et des locaux.

 

En montant au mirador, on voit quelques musiciens dans la rue, on se dit que c'est sympa. Les vues du mirador sont belles sur le village. Quand on redescend, les musiciens sont toujours là. On s'arrête un moment pour les écouter. Ils nous invitent immédiatement à nous joindre à eux, ils nous offrent de la bière et continuent à jouer. Ils nous expliquent que le propriétaire de la maison fait faire un deuxième étage par son neveu, et ce jour-là, ils fêtent la pause du toit. On reste un moment à discuter avec eux, puis on rentre.

 

Quand on arrive à l'hôtel, on trouve un mot d'Imanol, le Français rencontré par Dennis en Equateur. Il est dans le même hôtel, contrairement à ce que nous avait dit la patronne. Pourtant, il n'y a pas beaucoup d'étrangers, dans le village...

 

Dennis monte le voir, puis on va boire une bière tous les trois. Il est très sympa, voyage beaucoup. Dans le bar, la bière n'est pas très fraîche, et ils veulent nous faire payer les glaçons ! Ils perdent donc la vente d'une deuxième bière, au moins. On rentre se coucher, car le lendemain, on se lève à... 2 h 50 !

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:40

Le dimanche 3 avril, vers 3 h du matin, on est réveillés par le bruit de la rue ! Zumba n'est pas grand, mais c'est bruyant ! Je n'arriverai presque pas à me rendormir, dommage... Les gens parlent fort dans la rue, malgré l'heure. Et on est dimanche, merde ! Du coup, on se lève vers 6 h 30, car on n'arrive pas à dormir.

 

Quand on sort, on s'aperçoit qu'il y a un mini-marché juste en-dessous de notre fenêtre : 10 commerçants à tout casser qui vendent quelques bananes et autres fruits et légumes. C'était bien la peine de nous réveiller à 3 h pour ça !

 

On descend à la gare routière, Dennis prend un café, et on monte dans la chiva pour la Balsa, à la frontière.

 

Comme pour toute frontière, il faut d'abord sortir d'Equateur. La plupart des gens présentent un papier aux douaniers et passent le pont : ça doit être la fameuse "tarjeta andina" qui permet aux locaux de passer sans passeport. Nous, on doit rentrer dans le bureau. C'est vite fait : un tampon de sortie, c'est tout.

 

Dennis va changer de l'argent, mais ce n'est pas facile. Au premier magasin (il n'y a pas de bureaux de change), elle n'a qu'un billet de 100 nuevos soles, et au 2e, il n'y a plus du tout de nuevos soles. Du coup, on change quand même les 100 car on ne sait pas trop s'il y aura mieux de l'autre côté du pont. C'est quand même bizarre que ça soit si compliqué de changer de l'argent à la frontière !

 

Puis on traverse le pont international. Jusqu'à il y a quelques années, on passait en barque. Dommage qu'ils aient construit le pont, ça aurait été plus marrant en barque.

 

Les démarches sont un peu plus longues que de l'autre côté, mais faciles. Et il n'y a personne, car nous sommes les seuls non-péruviens et non-équatoriens à passer ce jour-là. Quand on entre dans le bureau, il y a 2 femmes qui discutent. Celle qui est derrière le bureau n'a pas trop la tête de l'emploi : salopette en jean, serre-tête avec des petits pierres brillantes. Mais l'habit ne fait pas le moine : c'est bien elle qui s'occupe de nous. Elle nous donne un formulaire à remplir. La dernière question est : "combien d'argent avez-vous dépensé pendant votre voyage ?" Dennis demande si on doit mettre ce qu'on a dépensé en Equateur. Réponse : "Mais non, monsieur, c'est ce que vous pensez dépenser au Pérou", sur un ton de "c'est évident, quand même !" Si c'est si évident que ça, il faudrait qu'ils révisent leur conjugaison !

 

Miss serre-tête nous envoie ensuite à la police, pour un contrôle. On pense qu'ils vont fouiller nos sacs, mais non, le policier met juste un tampon sur nos formulaires. Encore une fois, l'habit ne fait pas le moine : il est en jean et baskets, et son t-shirt, qui dit quand même "Policia nacional", est un t-shirt de sport, du genre qui s'achètent dans les marchés de contrefaçon. On sent bien qu'on n'est pas à une frontière très stricte !

 

On doit ensuite retourner voir la salopette en jean qui nous tamponne nos passeports. Dennis essaie d'aller changer de l'argent, mais personne n'a de neuvos soles ! Il a bien fait d'en changer avant de traverser !

 

Commence alors un long, très long voyage pour arriver jusqu'à Chachapoyas, la première petite ville après la frontière.

 

On monte d'abord dans un taxi collectif. Au début, on est 7, dont le chauffeur : 3 devant et 4 derrière. Quand je veux monter derrière, 3 hommes sont déjà assis, et celui qui est de mon côté a deux sacs plastiques à côté de lui. Il me reste environ 3 cm pour m'asseoir. Il me regarde et me dit : "Asseyez-vous." Je le regarde et lui dit : "Avec les sacs, je ne peux pas." Ca a l'air de l'embêter, mais il finit par en enlever un. Mai je ne peux toujours pas m'asseoir. Il faut que je hausse un peu la voix pour qu'il enlève le deuxième. Après, pendant les 2 heures de voyage, il aura les jambes écartées, sans se préoccuper de moi, serrée contre la portière.

 

Les 4 hommes qui sont montés avec nous à la Balsa descendent avant nous. J'ai un peu plus de place pour un moment, mais d'autres gens montent vite. A un moment, on est 8 adultes (dont le chauffeur) et 2 enfants ! Une femme est dans le coffre. Moi, je suis assise sur le frein à main, à côté de Dennis.

 

On finit par arriver à San Ignacio. Là, on prend un nouveau taxi jusqu'à Jaén. Puis une moto-taxi jusqu'à une autre compagnie de taxis (tous collectifs, il n'y a apparemment pas de bus dans la région !), puis un autre taxi jusqu'à Bagua Grande, une moto-taxi jusqu'à une autre comapgnie de taxis (non, non, je ne me répète pas !), et un taxi jusqu'à Chachapoyas.

 

Ouf, on arrive enfin, après 7 moyens de transport et 11 heures de voyage plus ou moins confortables... Plus de la moitié de ces heures se sont faites sur des routes de terre. Imaginez notre état, en arrivant... Mais c'était dans des paysages magnifiques : montagne et jungle en Equateur, montagnes plus désertiques et gorges au Pérou. Un plaisir pour les yeux, à défaut d'un plaisir pour le corps.

 

On s'installe dans un hôtel, conseillé par Imanol, un Français rencontré par Dennis en Equateur. L'hôtel s'appelle : "Jeovah est ma lumière et mon salut" !!! Mais c'est pas cher, donc on ne se plaint pas du nom !

 

On va ensuite voir la place principlae, très jolie, coloniale et animée. On va sur Internet, mais je m'impatiente : au bout de 5 minutes, mon mail ne s'est toujours pas ouvert, la connexion est très lente ! Quand je pense qu'au début que j'utilisais Internet, c'était plus lent que ça, et j'étais ravie... Mais on s'habitue au luxe !

 

Puis on va manger : des brochettes de viande et de coeur dans la rue, puis un sandwich dans un resto, car on a encore faim. A la table d'à côté, ils ont une énorme assiette de nouilles chinoises. Dennis hésite à en commander, mais c'est vraiment énorme, alors il résiste.

 

Puis on rentre à l'hôtel écouter le débat politique : il y a des élections présidentielles et régionales dans 2 semaines. Je suis surprise par l'intérêt des Péruviens pour la politique. Dans le dernier taxi, Dennis a longuement discuté avec le chauffeur et un autre passager, dans tous les commerces avec télé, ils regardent le débat, des jeunes le regardent depuis la rue dans un magasin. Je ne crois pas qu'il y ait autant d'intérêt en France ! Et personne n'a de problème pour dire pour qui ils vont voter. Un autre monde !

 

On finit par s'endormir, après une longue journée...

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:28

(Je m'excuse par avance pour vos pauvres yeux, mais je n'ai plus la possibilité de changer la police... Certes, je pourrais écrire sous Word, et faire du copier-coller, mais j'ai décidé de faire travailler vos muscles occulaires ! Bonne lecture quand même !)

 

Le samedi 2 avril, quand on se réveille, il pleut des cordes. Du coup, on se rendort : on ne peut rien faire, s'il pleut. On voulait se promener dans le parc national, mais c'est foutu. Vers 11 h, ça s'arrête plus ou moins de pleuvoir, donc on sort. On nous dit que vers midi, il y a un bus pour Zumba. On a juste le temps d'aller bruncher. Il faut revenir tôt, car le "vers midi" nous inquiète un peu. Quelqu'un nous dit : "Le bus passe à midi, mais il peut passer avant." Il arrivera finalement à midi 10 et restera à l'arrêt pendant une demi-heure ! Ca laisse le temps au chauffeur de déjeuner, le pauvre est parti de Loja 5 ou 6 heures avant.

 

Le trajet est magnifique, même si ça saute un peu, car la route n'est pas asphaltée. On fait 200 km en plus de 5 heures. On voit beaucoup de belles orchidées. A un moment, on est arrêtés 20 minutes à cause de travaux. Quand on arrive à Zumba, il y a un contrôle militaire : je suis la seule qui doit présenter ses papiers, à cause de ma tête d'étrangère. Je suis bien traitée, mais sinon, je prends conscience de ce qu'est le "délit de faciès" !

 

On trouve un hôtel, car on ne pourra pas passer la frontière le jour-même. Puis on va sur Internet et téléphoner à Gabriel et Yomara, pour leur dire au revoir. On rentre un moment à l'hôtel, avant de ressortir pour dîner : comme le brunch, ça sera poulet grillé et légumes.

 

Quand on a fini, il pleut, donc on rentre à l'hôtel. On a la télé, donc on regarde un débat politique sur le prochain referendum. On lit aussi un peu le guide sur le Pérou : c'est qu'on y arrive le lendemain, alors il faut savoir ce qu'on va voir ! On commence à regarder King King, mais la fatigue est plus forte, et on éteint avant la fin.

Par Claire-Gab - Publié dans : vacances
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